Presse Rencontres Musicales de Vézelay

Emmanuelle Giuliani | La Croix 26 août 2017
À la sortie de la collégiale d’Avallon, l’une des églises investies par les Rencontres musicales de Vézelay, les spectateurs sont nombreux à  acheter le dernier enregistrement du Banquet céleste. Un signe qui ne trompe pas et confirme à quel point le public a été conquis par le concert dont les dernières notes viennent à peine de s’éteindre.
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Gilles Charlassier |Anaclase.com août 2017
À la tête de la Cité de la voix, à Vézelay, depuis l’année dernière, Nicolas Bucher continue l’œuvre de Pierre Cao, fondateur des Rencontres musicales, creuset de la diversité de l’expression vocale, jusqu’aux confins du théâtre. Cette mise en écho des répertoires s’illustre dans la diversité des formats, du petit-déjeuner à l’after, en passant par le spectacle sur les terrasses à midi, sans négliger des programmes plus proches de l’excellence consacrée presque académiquement, oserait-on, à l’instar de Damien Guillon et son Banquet Céleste qui met en regard Bach et l’Italie avec l’adaptation du Stabat Mater de Pergolesi sur le Psaume 51 BWV 1083 (Avallon, vendredi 25), où l’on goûte une interprétation fruitée. Mais cet instinct réticulaire s’incarne également dans le dialogue entre les époques, ce dont témoigne le premier concert vespéral du jeudi, par Mathieu Romano à la tête de son ensemble Aedes.
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Viktoria Okada | Resmusica 9 septembre 2017
La 18e édition des Rencontres musicales de Vézelay s’est tenue du 24 au 27 août sur la colline éternelle, où s’opérait l’archimie de transformation, comme le disait Lavoisier (que cite Nicolas Bucher, directeur de la Cité de la Voix) : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Vêpres à la Vierge de Monteverdi citées par Hersant, Stabat Mater de Pergolèse recréé par Bach, œuvres de divers compositeurs du XIXe et du XXe siècles transcendées par les chanteurs de Mikrokosmos… la Cité de la Voix offre des expériences musicales pleinement réussies, résultat d’une incroyable richesse, fruit des croisements culturels.
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Franck Mallet | Musikzen 30 août 2017
Austère, Vézelay ? Sa basilique, ses sœurs tout de bleu vêtues et ses offices religieux trois fois par jour pourraient le laisser penser, mais les Rencontres musicales ont assorti leurs concerts officiels de manifestations « off » : animations qui investissent jardins, places et autres lieux exceptionnels comme celui des Fontaines salées, à Saint-Père sous Vézelay, site archéologique vieux de plus 4500 ans.
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Wissâm Feuillet | Le Babillard 18 septembre 2017
Pour aller à certains festivals, il faut s’armer de patience. Ainsi, pour rejoindre Vézelay, dans l’Yonne, il ne nous fallut pas moins de trois trains. Charmant petit village médiéval construit sur une colline où la basilique Sainte-Marie-Madeleine culmine, Vézelay est connu pour être un point de départ du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais ce sont les Rencontres musicales qui y ont lieu en août qui sont l’objet de notre attention. Rencontres humaines enrichissantes, mais aussi rencontres des genres : la musique savante (de la Renaissance au xxie siècle) côtoie la musique populaire (chanson française, jazz, hip-hop…), et chaque jour à Vézelay est l’occasion de faire le grand écart.
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Franck Mallet | Musikzen 29 août 2016
En montant la rue principale du village le plus visité de Bourgogne – 400 habitants hors-saison ! – on reste coi face aux plaques qui ornent plusieurs maisons où ont séjourné, vécu et même terminé leurs jours de nombreuses célébrités, de Romain Rolland à Max-Paul Fouchet en passant par Jules Roy (sa maison, devenue une bibliothèque publique, accueille des activités liées à la littérature), du chef d’orchestre Ingelbrecht à l’écrivain George Bataille, sans oublier Christian Zervos, critique et fondateur des Cahiers d’art, grand collectionneur de Picasso, Léger, et autres Calder dont les œuvres ornent le Musée qui porte son nom… dans l’ancienne maison de Romain Rolland. Encore quelques mètres à gravir et voici qu’apparaît au sommet la Basilique Sainte-Marie Madeleine, visible à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, adossée aux collines du Morvan. Depuis plus de quinze ans s’y déroulent chaque été les Rencontres musicales, créées à l’initiative du chef d’orchestre Pierre Cao, qui y fonda ensuite le chœur Arsys Bourgogne, épaulé par la Région.
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Emmanuelle Giuliani | La Croix 19 août 2016
Brillantes et recueillies, d’une stupéfiante éloquence qui emprunte alternativement les accents les plus dépouillés et les ondulations les plus sensuelles, ces Vêpres mariales furent publiées à Venise en 1610 et peut-être déjà interprétées deux ans plus tôt à Mantoue. La révolution qui conduira au style baroque est en marche. L’inspiration constante subjugue tel le jaillissement d’une force qui va. Encore faut-il une direction subtile et hardie, assez précise pour guider les musiciens dans les incessantes fluctuations rythmiques tout en leur laissant jouir, et nous faire jouir, de la griserie que procure chaque note !
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Franck Mallet | Musikzen 31 août 2016
Depuis la basilique de Vézelay, après être descendu de la colline à travers bois et champs, on rejoint Asquins (prononcer « Aquins ») – où Maurice Clavel termina ses jours –, pour le concert de milieu d’après-midi « Paz, Salam et Shalon » d’Emmanuel Bardon et son ensemble Canticum Novum, à l’église Saint-Jacques. À travers ce programme oecuménique de cantigas d’Alphonse Le Sage, chants séfarade et instrumentaux turque et berbère, les musiciens ont voulu célébrer l’idée de la « coexistence pacifique » des chrétiens, musulmans et juifs durant sept siècles, à partir de la conquête musulmane de la péninsule ibérique en 711. Outre la voix, bien sûr – Barbara Kusa a d’ailleurs de bien meilleures dispositions pour le chant que le fondateur de Canticum Novum –, on observe que la plupart des instruments sont communs aux trois populations : oud, tambourin, flûtes, kamânche, vièle, kanun, rebec, etc. En revanche, l’enchaînement au sein d’un même concert d’un instrumental traditionnel d’Alexandrie – aussi magnifique que fut cette mise en bouche Las Estrellas de los cielos –, avec un poème médiéval consacré à la Vierge Marie comme le Cantiga 209 « Muito faz grand’erro… » d’Alphonse X Le Sage, ne fait que mettre en évidence les différences de style, de fonction, sans parler de l’époque…
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Suzanne Gervais | La Lettre du Musicien 25 août 2016
La Passion selon saint Jean de Bach concluait les Rencontres musicales de Vézelay, dans une basilique Sainte-Marie-Madeleine comble pour l’occasion. Le chœur Aedes était accompagné par les musiciens de l’ensemble Les Surprises, sous la direction ciselée de Mathieu Romano.
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Pierre Tricou | Opéra Database 26 août 2016
Dans la Passion selon Saint Jean, Bach respecte à la lettre le texte biblique qui est chanté par l’évangéliste et commence son récit à l’arrestation de Jésus. Les commentaires du texte évangéliques sont réservés aux solistes (les airs sont peu nombreux) et au chœur qui joue le rôle des grands prêtres et de la foule. L’œuvre débute et s’achève par deux chœurs imposants. Le drame est présent dans toute l’œuvre par la longueur de la Haut scène du jugement dans laquelle la foule intervient avec violence face à Jésus : « Crucifie-le», « Nous avons la loi », « Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César ». L’évangéliste souligne l’action, comme à l’opéra, par une variété de tempi, de grands intervalles, des aiguës déchirants…Il multiplie les notes chantées sur un seul mot ou une seule syllabe pour souligner l’horreur et la douleur : geisselte (flagella), gekeuziget (crucifié). Les moments les plus émouvants sont les vocalises qui accompagnent les pleurs de Pierre prenant conscience de sa trahison et le tremblement de terre provoquant de déchirement du voile du Temple (deux épisodes qui ne sont pas dans l’Evangile de Jean et sont tirés de Matthieu).
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