Presse

Franck Mallet | Musikzen 31 août 2017
Avec un saut de deux siècles, la ferveur religieuse jubile d’une tout autre manière avec Mozart, à l’affiche du concert clôturant ces Rencontres, le soir avec l’Académie Arsys Bourgogne et l’Orchestre Dijon Bourgogne – beaucoup de monde sur scène ! – dirigés par le chef d’orchestre Mihály Zeke. D’entrée, le célèbre Exsultate jubilate KV 165 trépigne derrière le soprano de Sibylla Rubens, voix britannique sans étincelle peu concernée par le caractère juvénile d’une partition composée à l’âge de 17 ans — qui plus est destinée à un castrat, en 1773. Dernière œuvre chorale de Mozart, les Vêpres solennelles d’un confesseur KV 339 atteignent la grandeur nécessaire sous la baguette enthousiaste de Mihály Zeke, qui préside aux destinées d’Arsys depuis 2015 et qui connaît bien la formation dijonnaise. De la fraîcheur, du rythme et de la complicité entre les quatre solistes, le chœur et l’orchestre — avec une mention spéciale pour la soprano Lise Viricel, voix séraphique issue des rangs d’Arsys, pénétrée par la grâce du Laudate dominum. Retenez son nom !
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Viktoria Okada | Resmusica 5 septembre 2017
Des jeunes chanteurs de l’Académie Arsys Bourgogne, étudiants des Conservatoires supérieurs de Paris et de Lyon, rejoignent leur aînés ; certains d’entre eux se trouvent parmi les solistes et brillent par leur performance soignée. L’ assure une belle prestation, bien équilibrée entre les musiciens aussi bien qu’avec les chanteurs. Mihály Zeke hisse encore le niveau du Chœur Arsys Bourgogne, qui se caractérise davantage par une agréable homogénéité.
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Alexandre Pham | Classiquenews.com 11 juillet 2017
Le programme est l’un des plus audacieux que nous ayons écouté, dont les enchaînements entre JS Bach et Scelsi, indiquent la prise de risque assumée et le désir de partager une expérience inédite. La succession précise aussi de la part du nouveau chef d’Arsys, Mihály Zeke, un sens rare des réponses et des dialogues entre les pièces : le déroulement des séquences cultive ainsi tout un réseau de résonances, de correspondances qui renforcent la cohésion musicale : ici, l’appel exprimé par le Machuel (Kyrie / Psaume 50 opus 25 de 2003) trouve sa résonance conciliatrice dans le Bach qui suit immédiatement : ainsi quand le ténor Martin Candela, à la prosodie parfaite, exhorte « Rends moi le son de la joie et de la fête », le Motet du Cantor à Leipzig qui suit immédiatement (Der Geist hilft unser Schachheit auf, BWV 226 – 1729), à la fois laudatif et célébratif, exauce les aspirations du Machuel. On passe d’une partition l’autre avec un rare esprit de continuité poétique.
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Le Télégramme | 17 octobre 2016
« Pétillant », « intelligent » ou encore « divertissant » ! Les spectateurs du théâtre ne tarissaient pas d’éloges à l’issue du spectacle, vendredi soir. C’est une salle pleine et ravie qui a applaudi à tout rompre un « Rossini en secret » tout en légèreté, merveilleusement interprété par la compagnie Arsys Bourgogne, sous la direction de Jean-Michel Fournereau.
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Victoria Okada | Resmusica 3 septembre 2016
Le soir, les Vêpres de La Vierge de Monteverdi, sont somptueuses sous la direction de Mihály Zeke, d’autant qu’il a apporté quelques transcriptions (tonalités, effets d’écho…), pour accentuer la théâtralité (les chanteurs sont placés à différents endroits de la nef et du chœur ou se déplacent) et en adoptant le diapason du nord de l’Italie de l’époque, le la à 465. En insistant sur le caractère de chaque chanteur, soliste à une voix spécifique et de couleur assez différente aux autres, Mihály Zeke veut créer un contrepoint vocal, une expressivité propre à la Renaissance en apportant une touche personnelle. Le pari est réussi pour cette interprétation revisitée mais respectueuse de l’héritage laissé par le compositeur.
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Emmanuelle Giuliani | La Croix août 2016
Premier des grands concerts du soir dans la basilique de la Madeleine à Vézelay, les « Vêpres de la
Vierge » de Claudio Monteverdi par Arsys Bourgogne et l’ensemble La Fenice ont étincelé de mille feux.

Mihály Zeke a relevé le défi avec une aisance impressionnante. Sans effets de manches, d’une souplesse qui lui semble toute naturelle, sa gestuelle aide l’auditeur – et, on l’imagine, les interprètes ! – à discerner les flux et reflux de la partition, à ressentir les correspondances entre texte, rythme et mélodie, à s’émerveiller aussi des jeux d’échos entre voix ou instruments (cornets et violons y furent successivement éblouissants) que Monteverdi se plaît à insérer dans l’œuvre à plusieurs reprises.
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Pierre Tricou | ODB-Opéra août 2016
Mihály Zeke, doté d’une belle gestuelle entraînante, insuffle un dynamisme séduisant au choeur Arsys (fondé par Pierre Cao en 1999),qu’il dirige depuis 2015, associé à l’Ensemble de Jean Tubéry : La Fenice. (…) Une basilique pleine et enthousiaste séduite par l’interprétation de Mihály Zeke, magnifiée par des solistes et un choeur inspirés et un orchestre aux timbres chatoyants (grande ovation pour les saqueboutes et les cornets).
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Eusebius | Musicologie.org 2 mai 2016
Le programme aurait pu tout autant s’intituler « Chefs-d’œuvre de l’art choral français du xxe siècle », puisqu’y figurent effectivement les sommets de ce répertoire, ou « Rechants » en hommage aux cinq qu’écrivit Messiaen, la perfection, le sommet de ce concert. Naissance de Vénus était la cantate de Milhaud (opus 292, de 1919) sur laquelle il s’achevait..
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Suzanne Gervais | La Lettre du Musicien 24 août 2015
Arsys Bourgogne témoignait de ses premiers mois de travail avec Mihaly Zeke dans un programme éclectique croisant les 18e et 20e siècles. Peu claires, les premières mesures du Dixit Dominus de Haendel tâtonnent. Puis, le subtil jeu d’architectures – très théâtral – se met en place: les choristes sont tour à tour solistes – avec de beaux timbres parmi les voix de femmes – et le chœur dialogue avec le consort d’instruments. Le choral Singet dem Herrn ein neues Lied de Bach, à la fin du concert, convaincra bien plus ! La formation est toute à son aise dans le répertoire contemporain, notamment les mystérieux (et redoutables) Rechants de Messiaen, qui associent une poésie ésotérique, héritée de Mallarmé, à des rythmiques indiennes. Les cellules musicales sont répétées, imbriquées, décousues… avec une expressivité et une précision remarquables. Le travail mené sur la diction et la rythmique est à saluer. Arsys continue de briller dans la polyphonie minimaliste et ciselée du « Gloria » extrait des Tre Canti Sacri III de Giacinto Scelsi (1958), pour huit chanteurs, à mi chemin entre tradition grégorienne et inspiration extrême orientale.
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