Cité de la Voix 22.01.16 Nicolas Bucher

Pierre Morice : un bel ami de Vézelay

Dans cette danse macabre de début d’année, la mort entraîne avec elle des célébrités nationales et d’autres, moins exposées que Pierre Boulez ou Ettore Scola.

Pierre Morice nous a quittés, en toute discrétion, évidemment, le 14 janvier.

Président des Amis de Vézelay, Pierre était également conseiller municipal, et, à ce titre, il avait été désigné par le Maire de Vézelay pour le représenter au sein du conseil d’administration de la Cité de la Voix.

Pierre fut l’une des premières personnes de Vézelay à venir à ma rencontre, très peu de temps après mon arrivée en novembre 2011. Cela ne surprendra pas ceux qui le connaissaient. Depuis ce jour, nous passions régulièrement du temps ensemble, à parler de Vézelay, de la place de la Cité de la Voix, de son développement, et de tas d’autres choses encore.

Tisser des liens entre les gens était, sans conteste, son plus grand talent. Il m’est impossible de compter le nombre de personnes que Pierre m’a présentées, à la fin d’un concert, au cours d’une promenade, avant une conférence.

La Cité de la Voix doit beaucoup à Pierre Morice : depuis les premiers évènements publics, il n’a cessé de relayer ce que nous faisons. Comme son épouse Jocelyne, il était un spectateur fidèle, notamment des Quotidiennes de l’été, et il n’avait pas son pareil pour entraîner ceux qu’il croisait sur son chemin.

Toujours un mot d’encouragement, toujours une parole bienveillante, et, avec un tact sans pareil, une remarque, une proposition, une suggestion d’amélioration.

Lors des funérailles, Lorant Hecquet a évoqué parfaitement l’action de Pierre à Vézelay et la trace qu’il laisse. Il est responsable, en grande partie, de l’amélioration notable de la vie du village et des relations intra-personnelles et intra-structurelles. Ce travail n’est pas vain et lui survivra.

Cher Pierre, j’aimais t’accueillir avec le surnom de « Monsieur le Ministre de la culture de Vézelay » et nous en riions tous deux. Ta présence discrète et amicale me manque déjà, comme elle manque déjà à tout Vézelay. Personne, à la Cité de la Voix, n’oubliera le rôle subtil que tu as joué dans ces premières années.

Merci, cher Pierre, pour tout cela et pour le reste.

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